Piraterie : exercice de sécurité maritime dans le golfe de Guinée

L’exercice de sécurité maritime mené dans le golfe de Guinée se déroulera du 2 au 7 novembre. Il associera les forces navales françaises et celles des pays partenaires de la région.

Traditionnel depuis 2018, l’exercice baptisé Grand African Nemo (Navy’s Exercise for Maritime Operations) se déroulera cette année du 2 au 7 novembre. Face à la recrudescence d’actes de piraterie dans la région du golfe de Guinée, cet exercice prend une dimension particulière cette année.

Lutter contre la piraterie, la pêche illégale et la pollution maritime

Les différents exercices qui se succéderont tout au long de la semaine d’entraînement aborderont l’ensemble du spectre de la sécurité maritime. Ils regrouperont des frégates, des patrouilleurs, des embarcations rapides, des avions et des hélicoptères de ces Nations. Des observateurs à vocation océanique seront aussi présents au sein des centres des opérations maritimes (COM) afin de faire bénéficier les structures régionales de sécurité maritime de leur expertise. Ces exercices permettront notamment de mettre en pratique la lutte contre la pêche illégale, contre la piraterie, contre la pollution maritime, pour le sauvetage en mer, et la lutte contre les trafics illégaux dont le narcotrafic.

Renforcer la coopération entre les participants

En lien avec les centres de coordination maritimes (CMC), Grand African Nemo 2021 permet de renforcer de manière concrète la coopération et la coordination entre les différentes marines participantes grâce à la mise en place de nombreux exercices reproduisant des conditions opérationnelles proches du réel et répondant aux problématiques locales.

19 pays africains participent

Parmi les nations présentes à ces exercices figurent l’Angola, le Bénin, le Cameroun, le Cap Vert, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, la Guinée Équatoriale, le Libéria, le Nigéria, la République Démocratique du Congo, Sao Tomé et Principe, le Sénégal, le Sierra Leone et le Togo.

Ces exercices offrent aux marines participantes une opportunité de confronter les tactiques de lutte et de partager des savoir-faire dans l’optique d’améliorer le niveau opérationnel de l’action de l’État en mer.