P&O Maritime Logistics se lance dans la desserte des pays enclavés d’Asie centrale

Le 18 mai, P&O Maritime Logistics, filiale de DP World, a procédé au voyage inaugural entre son terminal turc de Yarimca jusqu’à la mer Caspienne par voie fluviale.

P&O Maritime Logistics a retrouvé les bienfaits du transport fluvio-maritime. En initiant un premier voyage entre le terminal à conteneurs de Yarimca, dans le golfe d’Izmit et la mer Caspienne le 18 mai, l’opérateur logistique s’aventure dans la desserte des pays enclavés d’Asie centrale en utilisant les voies fluviales russes.

D’Izmit au port de Turkmenbashi

La ligne relie Izmit avec les ports d’Aktau, au Kazakhstan, et Turkmenbashi, au Turkménistan. Les navires rejoignent le réseau fluvial de la Volga en Russie par la mer Noire. Ils relient ensuite la Caspienne par le canal de la Volga à la Caspienne qui débouche à Astrakhan.

Un volume d’échange de plus de 31Md$

En 2020, les échanges entre la Turquie, la Russie et les pays d’Asie centrale ont pesé 31,2 Md$. Selon les chiffres officiels turcs, ces pays représentent 6% des exportations turques et 9,6% des importations. La Russie demeure l’un des principaux partenaires de la Turquie avec 17,8 Md$ de flux de Russie vers la Turquie et de 4,5 Md$ de Turquie vers la Russie.

Des conteneurs et du conventionnel

Ce nouveau service, appelé Turkey-Caspian Sea, sera assuré par des navires conventionnels. Ils seront chargés principalement de conteneurs avec des matériaux de construction, du textile, des produits blancs, du marbre et des cosmétiques. Compte tenu de sa polyvalence, le navire pourra aussi prendre du fret conventionnel. Dans les prochains mois, deux autres navires devraient rejoindre la ligne.

Réduire l’empreinte carbone des flux de 17%

Pour le président directeur-général de P&O Maritime Logistics, Martin Helweg, « l’ouverture de cette ligne représente un potentiel important pour améliorer les relations commerciales entre les pays desservis. De plus, cette nouvelle route offre une alternative écologique en réduisant de 17% l’empreinte carbone par conteneur. De plus, le temps de transport est inférieur à celui du ferroviaire ».