Ports : préavis de grève suspendu

Le 10 décembre, la FNPD-CGT a annoncé la suspension de son préavis de grève. Au niveau national, les partenaires sociaux sont tombés d’accord pour une revalorisation de 3%  de la grille conventionnelle. Au Havre, plusieurs revendications ont été acceptées par la direction de Haropa.

Depuis le 17 novembre, la direction d’Haropa et les syndicats négocient sur plusieurs points. Alors que le syndicat majoritaire du port du Havre, la FNPD-CGT, a déposé de nombreuses revendications depuis le 17 novembre, il a finalement obtenu gain de cause auprès de la direction, le 10 décembre. Dans ces conditions, le préavis de grève a été suspendu.

Remplacement de départs

« La direction a fini par lâcher bon nombre des revendications déposées par notre syndicat », indique un tract de la CGT.  Ces revendications concernent le remplacement des départs à venir en 2022 et 2023, la création de cinq postes à l’atelier, les discussions sur les effectifs SISP, un groupe de travail pour étudier la charge de travail dans plusieurs activités nautiques dont le GIE Dragages, la mise en place de réunions mensuelles sur la gestion des reclassements et des réunions sur des sujets locaux.

Revalorisation nationale de 3%

L’accord de la direction au niveau local intervient le même jour que les NAO (négociations annuelles obligatoires) au niveau national. Une réunion qui aurait été interrompu plusieurs fois, selon le syndicat. Au final, les partenaires sociaux ont acté une revalorisation des grilles conventionnelles de 3% au 1er janvier 2022.

Un accord national à décliner localement

Cet accord obtenu au niveau national doit encore faire l’objet de négociations au niveau local, rappelle la FNPD-CGT. La centrale syndicale indique qu’elle considère ce niveau de revalorisation comme « un minimum à appliquer dans chaque port ». Pour la FNPD-CGT, cette revalorisation « prend en compte l’augmentation du coût de la vie et la richesse créée par les travailleurs pendant les deux années de crise sanitaire ».