UMPF : un plaidoyer sur la gouvernance des ports devant le président de la République

Dans un courrier envoyé 12 mars, le président de l’UMPF, Michel Segain, a plaidé devant le président de la République pour intégrer les Unions maritimes et portuaires dans les conseils de surveillance.

Le combat pour voir le secteur privé représenté dans les conseils de surveillance ne faiblit pas. Après avoir contacté les différents ministères et leurs cabinets, le président de l’UMPF (Union maritime et portuaire de France), Michel Segain, a repris son bâton de pèlerin pour défendre sa cause devant le Palais de l’Élysées.

L’avenir des ports est en jeu

Michel Segain, président de l’Union maritime et portuaire de France. ©UMPF

Pour le président de l’UMPF, l’heure est importante, « car l’avenir de nos ports est en jeu », indique le courrier de Michel Segain. Après la création le 9 mars de l’Établissement public de l’axe Seine, les représentants des unions maritimes et portuaires auront un siège dans les Conseils de développement territoriaux et le Conseil de l’axe Seine, « avec voix consultative », continue la lettre.

Une gouvernance tournée vers l’entre-soi

Une attitude que le président de l’UMPF juge « mortifère ». « Et pourquoi ne pas accéder à l’étage supérieur ? », s’interroge Michel Segain. Il estime que le maintien de cette gouvernance « tournée vers l’entre soi » sera un frein à la reconquête des parts de marché que les ports français doivent recouvrer.

La loi Vaspart morte dans l’œuf

Dans son courrier à l’Élysée, Michel Segain regrette le sort réservé à la proposition de loi faite par le sénateur Michel Vaspart. Un texte adopté par le Sénat qui n’a pas été transmis à l’Assemblée nationale. « Ces travaux ont été balayés d’un revers de la main », constate le président de l’UMPF.

Rectifier le tir

Il est encore temps. Le décret pour Haropa doit encore être adopté par le Conseil d’État. « Il est encore temps de rectifier le tir car il s’agit d’une erreur historique que nous allons payer très cher. (…) Le respect de tous les partenaires est le seul gage de réussite. »

Michel Segain rappelle au président de la République ses termes lors des Assises de la mer en 2019. « Encore faut-il ne pas faire bégayer l’histoire et donc être au rendez-vous des investissements dont nous avons besoin », indiquait lors de cette manifestation Emmanuel Macron. Arrivé à ce niveau, il ne s’agit plus de bégaiement mais d’un Alzheimer précoce.