Juridique et social

Ports : grève en France et menace aux États-Unis

En France, la CGT FNPD appelle à un mouvement social dans les ports le 5 novembre. Des revendications qui se rapportent aux demandes générales de ces derniers jours. Aux États-Unis, sur la côte ouest, le syndicat ILWU menace d’un mouvement si les négociations n’aboutissent pas.

Après le mouvement social du 30 octobre, la CGT FNPD appelle à un mouvement social le 5 novembre. Il s’inscrit dans le cadre des luttes actuelles des lycéens et de la baisse du pouvoir d’achat. Le texte du syndicat souligne que cette grève du 5 novembre intervient « dans le cadre de la mobilisation interprofessionnelle pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie ».

« Tout augmente sauf nos salaires »

En effet, selon la centrale syndicale, les entreprises françaises ont distribué 61 Md€ de dividendes. Les aides aux entreprises dépassent les 200 Md€. Pour compenser ces montants, les « travailleurs, les retraités et les jeunes sont appelés à supporter les conséquences des choix budgétaires ». Et pour continuer dans la même veine, la centrale syndicale soutient que « carburant, énergie, logement, alimentation et loisirs… Tout augmente sauf nos salaires ».

L’augmentation du Smic

Dans ces conditions, la CGT FNPD demande l’augmentation du Smic et des salaires, « non des primes non cotisées laissées au bon vouloir des directions. » Parmi les revendications, le syndicat réclame des moyens pour les services publics comme les hôpitaux, les écoles, les transports. Elle rappelle que la « jeunesse doit être entendue et pas réprimée ». Par ailleurs, le syndicat souligne que « les retraités ne doivent pas être la variable d’ajustement ». Enfin, il appelle à la défense et l’amélioration des garanties collectives.

Des négociations entre employeurs et agents de sécurité aux États-Unis

Une situation tendue qui se décline aussi aux États-Unis. En effet, sur la côte ouest des États-Unis, des négociations sont ouvertes entre les employeurs et les « watchmen », agents de la sécurité des terminaux des ports de Los Angeles et Long Beach. Ils sont environ 250 à travailler dans les deux ports californiens, soit 2% des salariés. Cependant, ils exercent une pression sur plus de la moitié » des trafics de ces deux ports, souligne la Pacific Maritime Association (PMA, organisation patronale locale). Depuis la fin du contrat entre le syndicat et les employeurs en juillet 2025, les deux organisations ont négocié sans parvenir à un accord.

Les employeurs acceptent les conditions du syndicat, l’inverse n’est pas de mise

Selon la PMA, les employeurs ont répondu positivement aux demandes des salariés « mais aucune demande patronale n’a reçu d’accord ». Le salaire de ces salariés s’élève à environ 170 000$ par an avec une sécurité sociale et la retraite. Du côté de l’ILWU, les demandes des salariés ne sont toujours pas reconnues. Or, le délai de fin de négociation est fixé au 1er novembre. Les deux organisations ont accepté de repousser ce délai jusqu’au 5 novembre. « Sans un accord à cette date, nous appelons à une grève », indique ILWU dans un post de Facebook. Ce mouvement pourrait paralyser la majorité des terminaux conteneurs des deux ports californiens.

Votez pour la défense des droits sociaux

Dans le même temps, le syndicat donne des consignes de vote pour les élections de mi-mandat. Le syndicat appelle à voter pour des candidats qui prennent en considération les travailleurs. Sans mentionner de nom, il souligne l’importance d’être représenté au Parlement par des personnalités qui défendent leurs intérêts.