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France, retour au quai de l’oubli

La maison d’éditions Glénat publie France, retour au quai de l’oubli de Vincent Malfère. Un livre qui revient sur la fin du France comme navire français.

Le 11 mai 1960, le France quitte sa forme de radoub. Construit à Saint-Nazaire, ce navire est Long de 314 m, ce paquebot remporte la palme du plus grand navire à passagers pendant 42 ans. Il représente le fleuron des Chantiers de l’Atlantique et de la France d’après-guerre.

Le fleuron français

Immatriculé au Havre, le navire assure des traversées transatlantiques et des croisières jusqu’en 1974. Cette année-là, le président de la République, Valéry Giscard D’Estaing décide de désarmer le navire. Le prétexte avancé est son manque de rentabilité. Une décision qui va à l’encontre de ses promesses électorales lors de la campagne à l’élection présidentielle de 1974.

Un auteur impliqué dans le monde maritime

C’est dans ce contexte que se déroule le roman. Publié aux éditions Glénat, France, quai de l’oubli est un ouvrage de Michel Malfère. Polytechnicien, l’auteur connaît bien le monde portuaire et maritime. En effet, il a occupé le poste de directeur général adjoint du port du Havre. Désormais, il vit à Lyon. Il dirige le groupe SERL. « J’ai nourri ce manuscrit de ma double passion pour l’histoire et les milieux maritime et portuaire », indique-t-il.

L’ancien barman du France

Ce roman emmène le lecteur au cœur de cette période de la fin du France. À l’été 1979, quelques jours avant le départ définitif du Havre du France, Michel, 32 ans, ancien barman sur le paquebot, s’est mis à l’écart du monde depuis son débarquement. Il garde un lycée déserté par les élèves le temps des vacances. Un matin, un galet est jeté par la fenêtre de sa chambre. Il porte une mystérieuse inscription qui le replonge dans le souvenir d’une femme et d’un passé qu’il a tenté d’oublier. Il lui faut le régler pour s’inventer une nouvelle vie.

De Lyon à l’Atlantique Nord

Le lecteur naviguera entre Lyon, Le Havre et l’Atlantique Nord, de 1974 et 1979, à la découverte du parcours de cet homme. Il plonge au cœur du navire d’exception qu’était le France. Il navigue dans les méandres de l’histoire tumultueuse de ses dernières années de vie. Des années qui ont transformé le navire de symbole triomphant de la modernité gaulliste en navire mutin. Après son désarmement, le France est abandonné au quai de l’Oubli. Il prendra le nom de Norway. Une période qui va également transformer le héros, Michel. Il change de nom. Il devient le Blue Lady en 2006. Ensuite, le France part en Inde pour être déconstruit.