Corridors et logistique

Le gouvernement allemand bloque le rachat de Zippel par Cosco

Le 7 octobre, le gouvernement fédéral allemand a voté le blocage du rachat de la société Zippel par le groupe chinois Cosco.

Le gouvernement allemand continue sa bataille contre le groupe Cosco. Déjà, en 2023, Berlin a refusé au groupe chinois Cosco de reprendre une majorité dans la société de manutention hambourgeoise HHLA. Il a limité à 20% la prise de participation.

Cosco souhaite 80% de droits de vote de Zippel

L’affaire semble se réitérer. Le groupe Cosco a annoncé vouloir reprendre 80% des droits de vote de la société Zippel. Le 7 octobre, le gouvernement fédéral a opposé son veto. Il motive son choix en expliquant que « cette acquisition aurait accentué les dépendances et mis en danger la résilience des chaînes d’approvisionnement en Allemagne et dans l’Union européenne », indique une dépêche de Reuters.

Zippel déplore la décision

« Nous aurions souhaité un autre résultat. Nous considérons notre décision entrepreneuriale comme la bonne », a déclaré le directeur général de Zippel, Axel Plaß. Pour rappel, la société Zippel est un commissionnaire en transport. Créée en 1876, elle assure des opérations depuis les ports de Hambourg et de Bremerhaven vers les régions de l’ex-Allemagne de l’Est. De son côté, Cosco n’a pas encore commenté la décision du gouvernement.

Zippel traite environ 1,5% du marché

L’attirance du groupe chinois pour des entreprises allemandes s’explique par le dynamisme de l’économie logistique d’outre-Rhin. Berlin reste favorable aux investissements étrangers. Cependant, le gouvernement s’assure que l’arrivée de sociétés étrangères ne menace pas la sécurité du pays. La décision de vendre le groupe Zippel à Cosco a commencé en février. L’office fédéral en charge des cessions d’actifs a donné son accord. Dans un entretien au journal DVV, le directeur général de Zippel a rappelé que l’accord était sujet à un examen plus approfondi. Il porte sur les données traitées par Zippel. Et Axel Plaß de conclure qu’avec « environ 1,5% de part de marché, Zippel ne mérite pas toute cette agitation publique. »