Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État aux transports, salue la responsabilité des ouvriers dockers

Dans son audition devant la commission du développement durable, le secrétaire d’État aux transports, Jean-Baptiste Djebbari a souligné la part importante que le système portuaire joue pendant la crise sanitaire.

La pandémie ne semble pas avoir franchi son pic. Dans ces conditions, les mesures de confinement perdurent et devraient s’étendre jusqu’au mois de mai, selon plusieurs médias. Une situation difficile au cours de laquelle Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État aux transports, est venu répondre aux questions des sénateurs de la commission du développement durable.
Michel Vaspart, sénateur des Côtes d’Armor, a demandé au ministre la place qu’il souhaite apporter au monde portuaire français et notamment de savoir quelle action le gouvernement prévoit face à « l’invasion silencieuse, un peu comme un virus qui s’étend à bas bruits » des sociétés chinoises dans le monde portuaire. Une question que le ministre a un peu botté en touche. Il a précisé que la stratégie portuaire « prend encore plus de sens avec la situation actuelle. » Pour le ministre, le redémarrage de la Chine se fera alors que l’Europe subira encore une période de convalescence. Pour avoir une approche européenne du système portuaire, le ministre a écrit au commissaire européen avec ses homologues allemand et italien pour qu’un effort soit mené au niveau continental. « Je constate une prise de conscience de l’Union européenne. J’ai bon espoir de voir un plan ambitieux naître de ces premiers contacts sur le plan maritime ».

Un soutien à l’exploitation ferroviaire

Tant du côté des sénateurs que du ministère le travail mené par les opérateurs logistiques a été salué. Michel Vaspart a salué « l’esprit de responsabilité des ouvriers dockers après avoir connu un temps difficile pendant les mouvements sociaux de décembre et janvier ». Une position que le ministre a souhaité approuvé. « Je m’associe à vos mots pour les dockers et leur responsabilité dans cette période de crise sanitaire. »
Au cours de l’audition du secrétaire d’État au Sénat, le fret ferroviaire a été largement abordé. Si le trafic passagers a vu son trafic se réduire fortement, le fret conserve une activité soutenue avec 65 à 70% du trafic et notamment pour les produits agro-alimentaires. Jean-Baptiste Djebbari a rappelé le soin qu’il souhaite apporter aux opérateurs de fret ferroviaire qui, sans la crise, connaissent des difficultés à la rentabilité de leurs services. Il a indiqué que le gouvernement se mettrait en ordre de marche dès la crise finie avec des investissements pour répondre aux ambitions du Green Deal européen et par un soutien à l’exploitation. « Un train entre Perpignan et Rungis coûte 1300€ quand le même trajet coûte 800€ par la route ». Des chiffres qui ne précisent pas si ces prix sont à la tonne ou par mode de transport.

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