La pandémie s’intègre comme une donnée structurelle de la chaîne logistique

Dans son édition du mois de décembre, Upply constate une amélioration dans le monde du conteneur. La congestion portuaire se résout par endroits.

Alors que les chargeurs ont connu des angoisses à l’automne pour savoir si les marchandises des fêtes seront présentes sur les étals en décembre, la situation actuelle semble plus rassurante. Dans son édition du mois de décembre du baromètre du transport maritime conteneurisé, Upply se montre plus optimiste. « Ainsi, les gesticulations autour d’une éventuelle pénurie de jouets au pied du sapin ont fait « pschitt », indique l’expert maritime de Upply, Jérôme de Ricqlès.

Détente sur la congestion portuaire

Cette analyse sur le mois de novembre du marché montre aussi une détente sur la congestion portuaire. Celle-ci se décline en Europe à l’exception du Royaume-Uni et sur la côte ouest des États-Unis, « même si elle va s’étaler sur plusieurs mois », continue Jérôme de Ricqlès.

Augmenter les contrats à long terme

L’élément marquant de cette fin d’année demeure le « panier moyen des compagnies maritimes ». Il demeure en augmentation sur cette fin d’année, selon l’expert de Upply. L’enjeu principal pour les compagnies maritimes, surtout celles rassemblées dans les alliances, est « d’augmenter significativement les contrats à long terme ». Une stratégie qui vise à assurer un remplissage des cales sur l’année.

Les chargeurs sur une ligne d’attentisme

Dans ce contexte, les armateurs tentent de vouloir pousser aux négociations avec les chargeurs. Du côté des donneurs d’ordre, l’attitude est plutôt sur une ligne de réserve et d’attentisme. Ils veulent attendre la fin du Nouvel an Chinois pour boucler les tours de table. Ils espèrent dans ces conditions voir une baisse des taux.

L’affrètement de navires breakbulk n’en vaut plus la chandelle

Dans son baromètre, Upply constate un changement depuis novembre sur le Transpacifique. Des opérateurs de la grande distribution ont affrété des navires de type breakbulk et vracs pour le transport de conteneurs, voire des unités de petite capacité. « Il serait extrêmement risqué de déployer en haute mer des petits porte-conteneurs inadaptés et des équipages peu aguerris », souligne l’expert de Upply. Et cette stratégie ne mène pas automatiquement aux résultats visés. « Maintenant que la tension s’apaise un peu, le jeu en vaut sans doute moins la chandelle. »