Imaginez ce que pourrait être la logistique portuaire en 2022

L’année 2021 s’est terminée avec une note plutôt optimiste, enfin, tout dépend du point de vue sur lequel on se place. Pour les armateurs, pas de doute que cette année a dépassé toutes les attentes, même les plus folles. Sans avoir encore consolidé leurs résultats, il n’est pas à en douter que cette année fera référence comme un record du point de vue financier.

Blanks sailings et manque d’équipements

Les choses ont pour le moins été plus difficiles pour les donneurs d’ordre. Il a fallu jongler entre les blanks sailings, les voyages annulés, les ports fermés pour cause de Covid 19 et de congestion en Asie et en Amérique, la congestion portuaire dans certaines parties du monde et le manque d’équipements.

La planète logistique aura dû réinventer son quotidien chaque matin. Les choses ont été parfois compliquées, parfois avec des coups de gueule de part et d’autre mais surtout avec un constat : pouvons-nous encore accepter une croissance du commerce international sans disposer d’équipements ?

Augmentation de la cale face à la congestion portuaire

En 2022, les opérateurs ne manqueront pas de tirer les premières leçons de cette croissance rapide du commerce international. D’ores et déjà, les armateurs ont repris le chemin des chantiers navals pour ajouter de la cale. Cela suffira-t-il avec les capacités portuaires actuelles ? En Europe, les ports et les manutentionnaires ont su démontrer de leur résilience. La situation sur la côte Ouest des États-Unis a été beaucoup plus difficile. Pour éviter de voir les navires en attente devant Los Angeles polluer la ville, les navires patientent au large.

Pas d’évolution avant le Nouvel An chinois

Que sera 2022 ? Peu d’observateurs s’aventurent sur ce terrain. Néanmoins, une première réponse demeure unanime. Les choses ne vont que peu évolué jusqu’au Nouvel An Chinois. Ensuite, les négociations entre chargeurs, commissionnaires et armateurs vont reprendre de plus belle. Chacun va tenter de consolider ses positions. Pour les donneurs d’ordre, il est essentiel que les services maritimes renouent avec la régularité et la fiabilité.

Une chose est sûre, l’incertitude

La seule chose dont les observateurs sont assurés est que l’avenir est incertain. Plusieurs éléments vont peser dans la balance d’un retour à une « nouvelle normalité » des liaisons conteneurisées. Le premier sera le taux de vaccination de la population mondiale. L’étendue de la vaccination pourra assurer un maintien des services avec une plus faible propagation des variants de la Covid 19.

Pas de pérennité des petits opérateurs

L’autre facteur sera de continuer pendant quelques mois à travailler dans les mêmes conditions que 2021 avec le manque d’équipements et des congestions portuaires. Face à la demande, des opérateurs de niche ont tenté leur chance pour se faire une place sur certains trades. L’opération n’a pas eu de succès. Si Amazon tente de disposer de sa propre flotte, cela risque de n’être qu’un succédané face à une crise. Amazon comme Geodis et d’autres d’affréter des navires pour leur compte propre ne devrait pas perdurer.

L’année 2021 a été difficile ? Pas de soucis, vous pouvez compter sur 2022 pour vous mettre à contribution, notamment sur un point : imaginez la logistique mondiale de la conteneurisation de demain. Un vrai sujet de partiel de fin de Master.