Togo : un port sec pour le port de Lomé à Adétikopé

Inaugurée en juin, la Plate-forme Industrielle d’Adétikopé entre dans sa phase opérationnelle depuis le début du mois de septembre. Elle constitue un vecteur de désengorgement pour le port de Lomé et un relais vers les pays sans littoral.

La stratégie de plate-forme industrielle accolée à des ports secs est devenu en Afrique un moteur de croissance pour les échanges. Le modèle de Tanger Med tente de se décliner dans différents pays du continent.

Un partenariat public/privé avec Arise Integrated Industrial Platforms

Au Togo, le gouvernement a misé sur cette combinaison entre industries et services logistique. Il a signé un partenariat public/privé avec le groupe Arise Integrated Industrial Platforms, une des trois structures du groupe Arise. Ce partenariat a donné naissance à la nouvelle zone industrielle et logistique togolaise à Adétikopé.

Une zone industrielle et logistique

La Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) est une zone industrielle et de services logistiques intégrés. Elle s’intègre dans le cadre du Plan National de Développement (PND) 2018 – 2022. Elle dispose de diverses unités industrielles dont un port sec.

Un relais vers les pays du Sahel

Celui-ci a pour vocation de désengorger le port autonome de Lomé et de desservir les pays de l’hinterland. Il offre une capacité de stockage de 12 500 EVP. L’objectif de ce port sec vise aussi à être un relais vers les pays sans littoral de la région. Sa vocation est d’être le « bras de mer des Pays du Sahel ».

Un atout stratégique pour le port de Lomé

En effet, le port sec d’Adetikopé est situé au nord de Lomé à 27 km du port autonome de Lomé sur le corridor Lomé-Ouagadougou-Niamey (pays de l’hinterland). Ce nouveau terminal s’érige comme un véritable atout stratégique du Port Autonome de Lomé dans le but de renforcer les échanges avec les pays de l’hinterland. Il contribue ainsi à faire du Togo le premier hub logistique en Afrique de l’Ouest.

Un hub industriel

Cette plate-forme se veut aussi être un hub industriel pour le pays. Le gouvernement souhaite la création de chaînes à haute valeur ajoutée dans les secteurs agro-industriels comme le coton, le soja, le sésame, le cacao, le café, ou encore la production avicole. D’autres industries à fort potentiel économique notamment automobile, pharmaceutique, cosmétique, emballage et recyclage y seront également installées.