Le corridor San Pedro Bamako bientôt achevé

Dans un rapport publié le 27 octobre, la Banque africaine de développement (BAD) dresse un bilan des travaux sur le corridor entre le port de San Pedro et Bamako. Les travaux avancent selon le calendrier.

Le corridor entre San Pedro, en Côte d’Ivoire et la capitale du Mali, Bamako représente un enjeu pour le développement du port ivoirien. Les travaux de la route avancent selon le calendrier établi. Ce corridor doit être achevé en juin 2021. Il a coûté 233 M$, financés par la Banque Africaine de Développement (BAD).

Les travaux réalisés à 86%

Les travaux du trajet Zantiébougou frontière ivoirienne (140 km) du côté du Mali sont achevés et livrés provisoirement. Du côté de la Côte d’Ivoire, les travaux de la section Kani-Fadjadougou sont finalisés et ceux de la section Fadiadougou-Boundiali sont réalisés à 86%. Les deux lots représentent une distance 135 km.

Un débouché pour les chargeurs maliens

Cette route vers le nord de la Côte d’Ivoire et le Mali représente un maillon important dans le développement du port de San Pedro. Le port ivoirien exporte une grande partie du cacao produit dans le nord du pays. En outre, ce corridor pourrait offrir aux chargeurs maliens un débouché portuaire pour ses exportations.

Un impact se fait déjà sentir

Selon le rapport de la Banque Africaine de Développement, l’impact du projet se fait déjà sentir au regard du volume de trafic sur les voies terminées ou en cours. Les temps de parcours se réduisent. Ils étaient de six heures en 2014 sur chacune des sections allant de Zantiébougou à la frontière de la Côte d’Ivoire et de Boundiali à Kani. Ils seront désormais ramenés entre 1 heure 40 mn et 2 heures, selon des relevés réalisés en mai.

Réduction du temps de traitement des conteneurs

La diminution du temps de transport a pour effet de réduire le coût du transport. Le rapport de la BAD estime à environ 3,6 M$ par an pour les transporteurs. Un avantage considérable pour le port de San Pedro. De plus, la mise en place du guichet unique, la connexion des systèmes informatiques douaniers, un système de suivi des véhicules et des marchandises permettra de passer de 10 à trois jours pour le traitement des conteneurs dans le port.

Réduction du temps de passage aux frontières

De plus, la mise en place des systèmes informatiques portuaires devrait réduire le temps de passage aux frontières. Il est prévu que le transit frontalier d’un camion entre la Côte d’Ivoire et le Mali soit réduit de une journée à trois heures. Si la BAD énumère longuement les avantages de ce corridor, elle ne mentionne nulle part le poids des contrôles inopinés sur les routes. Ce fléau africain retarde considérablement les temps de transport et alourdit la facture.

felis suscipit odio nunc vel, leo amet, quis, dapibus