Relèves : l’ITF appelle les marins dont les contrats ont expiré à cesser le travail

Nous reprenons ci-dessous un article de Gael Cogné, publié par Mer et Marine sur l’appel de l’ITF aux marins à cesser le travail. La pandémie du Covid 19 a empêché la relève des équipages à bord des navires. Les marins coincés à bord sont apelés à cesser le travail. Lire l’article sur le site de Mer et Marine.

L’ITF hausse le ton. La Fédération internationale des ouvriers du transport, qui regroupe une très grande partie des syndicats de marins, s’indigne que des centaines de milliers de marins restent coincés en mer du fait de la crise sanitaire qui empêche les relèves d’équipages.

Un ultimatum au 15 juin

Après l’expiration d’un ultimatum posé à l’industrie et aux gouvernements pour le 15 juin, elle appelle donc les marins à cesser le travail s’ils ont dépassé la limite légale de leur contrat, quitte à interrompre le fonctionnement du navire. Dans un courrier intitulé « Enough is enough » (C’en est assez), l’ITF s’adresse aux gens de mer : « Vous êtes nombreux à être restés à bord pendant 6 à 10 mois, puis 2 à 3 mois supplémentaires car vous avez dû prolonger vos contrats en raison des restrictions de voyage et de l’absence de vols empêchant votre retour” commence l’organisation syndicale.

Citoyens de seconde zone

L’ITF continue en rapelant le rôle essentiel que jouent ces professionnels de la mer. “Malgré tout l’appui témoigné par l’industrie du transport maritime, par l’ONU et par ses agences, on continue à vous traiter comme des citoyens de seconde zone. Pourtant, c’est bien vous que les gouvernements ont salués comme des ‘travailleurs clés’, jouant un rôle indispensable dans le fonctionnement des chaînes d’approvisionnement mondiales et l’acheminement de matériaux et de biens essentiels ».

Devenir des passagers

En conséquence l’ITF estime que les marins doivent être rapatriés. Et si cela n’est pas possible, elle appelle à rester à bord comme simple passager. Si les navires ne sont plus en état de naviguer, « ce n’est pas la responsabilité des marins », juge l’ITF. L’organisation ajoute que si des marins veulent quitter le bord, elle peut les assister.

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