Namibie : le nouveau terminal à conteneurs est opérationnel

Le 3 septembre, la Banque Africaine de Développement a publié un rapport sur la livraison du nouveau terminal à conteneurs du port de Walvis Bay, en Namibie. Le gouvernement namibien veut faire de cet outil un centre logistique pour l’Afrique méridionale.

La côte sud de l’Afrique profite du dynamisme économique de l’Afrique du Sud et

du Mozambique. La côte ouest de cette région est pour sa part moins bien pourvue en infrastructures logistiques. Pour y remédier, le gouvernement namibien a décidé d’agrandir le port de Walvis Bay. Le projet est de créer une zone logistique et un hub de transformation pour la desserte des pays enclavés de la région.

Un terminal de 304 000 m²

Construit sur 40 hectares gagnés sur la mer, le nouveau terminal à conteneurs du port de Walvis Bay est opérationnel depuis le mois d’août 2019. Les travaux ont nécessité le dragage de 3,9 Mm3 de sables, qui ont été utilisés pour le remblaiement des espaces de stockage. Un quai de 600 m a été ajouté. La surface du terminal s’étend sur 304 000 m2 et comprend un atelier de réparation et un immeuble de bureaux.

Un investissement de 300M$

L’investissement total de ce nouveau terminal est estimé à 300M$. La Banque Africaine de Développement a participé au financement par un prêt de 2,9 Md Rand (152 M€). Les travaux de terrassement et de construction de ce port ont été réalisés par la société chinoise CHEC (China Harbour Engineering Company).

Passer de 305 000 EVP à 1 MEVP

Outre les installations sur le terminal, le port a acheté quatre portiques et bitumé une route d’un kilomètre vers la porte de sortie. Enfin, le terminal est doté de 2,3 km de voies ferrées reliées au réseau national. La capacité du terminal actuel est de 335 000 EVP. En ajoutant les 750 000 EVP supplémentaires du nouveau terminal, Walvis Bay dispose d’une capacité supérieure à 1MEVP désormais.

Des conditions de transit améliorées

Ce nouveau terminal à conteneurs doit permettre d’améliorer les conditions de transit dans le port et d’augmenter les échanges régionaux. Après les premières semaines d’opération sur le terminal, le rapport de la Banque Africaine de Développement note des premières améliorations. L’attente des navires a été réduite pour passer sous la barre des huit heures. Le temps de sortie d’un conteneur est passé de 14,5 jours à 9,5 jours.

Le projet rempli ses objectifs

« Au final, le projet rempli les objectifs établis par la BAD », note le rapport final. La formation de personnels des services portuaires, notamment sept pilotes, et de la manutention, avec 26 personnes, sont en cours. Le port de Walvis Bay table sur une progression de 8% de ses volumes, de la demande en services et des taxes à percevoir dès 2020. Une hausse qui devrait aussi se réaliser au même niveau en 2021. Ensuite, cette augmentation devrait se tasser aux environs de 5% par an.

Premier signe de compétitivité

En avril, le Mærsk Sheerness, navire d’une capacité de 7500 EVP, est venu accoster au quai de Walvis Bay. Il représente le plus grand navire à avoir jeté l’ancre dans un port namibien avec ses 335 m de long pour 43 m de large. Il est aussi le signe du renouveau du port avec ses nouvelles installations.

 

Walvis Bay : un port qui pèse 5,3 Mt
Sur l’exercice fiscal du port de Walvis Bay, d’avril à mars, le trafic s’établit à 5,3 Mt à fin mars 2019 (les chiffres 2020 ne sont pas encore disponibles). Des volumes en hausse de 11,4% par rapport à l’année précédente. Le port namibien reste, à l’image des autres ports africains, principalement tourné vers les importations. Elles pèsent 3,45 Mt à fin mars 2019, soit 64%. Trois flux emportent la majorité de ces trafics : les produits pétroliers, en progression constante sur les cinq dernières années. Ensuite viennent les importations de cuivre et de plomb. Elles ont atteint un niveau record avec plus de 352 000 t. Enfin, les véhicules constituent le troisième trépied de ces flux entrants.

À l’export, Walvis Bay a traité 1,7 Mt, soit 36% du trafic total. Le pays exporte principalement du sel et des produits de cuivre et de plomb transformés.
Le trafic conteneur reste encore marginal. Avec 144 109 EVP traités en 2019, le port reste encore loin de ses objectifs. Un trafic qui a connu une forte baisse au cours des dernières années. En effet, en 2012, le port a traité 334 410 EVP. Depuis lors il n’a eu de cesse de perdre de son volume. L4entrée en service du nouveau terminal devrait redonner un coup de pouce à ces flux.

leo. massa ut mi, Donec ut nec luctus Aliquam id