Bolloré Ports se dote de sa propre certification environnementale

Le 7 juin, Bolloré Ports a lancé sa propre certification environnementale sous le nom de Green Terminals. Elle est destinée, dans un premier temps, à certifier les terminaux en construction et en expansion.

Aujourd’hui, la gestion des terminaux dans les continents repose sur une efficacité mais aussi un degré important de respect de l’environnement. Cette maxime, Bolloré Ports, filiale du groupe Bolloré, l’a fait sienne. Le groupe a décidé de créer son propre label environnemental pour aller au-delà des normes qu’offrent la certification 14001.

Une labellisation en coopération avec Bureau Veritas

Ainsi, lors de la journée mondiale de l’environnement, le 5 juin, Bolloré Ports a mis en place avec le Bureau Veritas le label Green Terminals. Il concernera tous les terminaux, dans le monde, en construction et en expansion. Il s’agit pour le groupe de se doter d’un processus de labellisation de ses installations pour formaliser l’ensemble de ses engagements et poursuivre ses efforts dans la logistique écoresponsable autour d’un programme ambitieux.

Un management environnemental

À travers la dénomination : « Green Terminal », Bolloré Ports met en œuvre un système de management environnemental unique ayant pour objectif de réduire considérablement l’empreinte carbone de ses activités. Pour le directeur général de Bolloré Ports, Philippe Labonne, cette démarche s’inscrit dans une volonté « d’aller au-delà des exigences de la norme ISO 14001. Notre démarche comporte plusieurs volets : la construction d’infrastructures durables, l’acquisition d’équipements respectueux de l’environnement, l’implémentation de solutions digitales… »

Bureau Veritas auditera les terminaux

Le Bureau Veritas sera chargé, pour sa part, de réaliser des audits selon les critères établis par Green Terminal. « Nous aurons en charge d’évaluer la performance des terminaux portuaires opérés par Bolloré Ports », indique Jacques Pommeraud, directeur général Afrique, France et services aux gouvernements de Bureau Veritas.

Huit piliers pour un label

Le label repose sur huit piliers :

  • La mise en œuvre d’un pilotage optimisé du système de management environnemental. Pour aller au-delà de la certification 14001, Green Terminal introduit une classification pour tous les nouveaux terminaux et ceux ayant fait l’objet d’une modernisation ou d’une extension. Le label prévoit le niveau de performance à atteindre.
  • Un engagement avec les parties prenantes locales. Le groupe s’engage à respecter les exigences et obligations des administrations publiques, des institutions règlementaires et de marché. Il s’agira, par exemple, du respect des clients des terminaux pour lesquels Bolloré Ports s’engage à fournir des services « dans le respect de ses engagements RSE sur l’ensemble de la chaîne de valeur, des fournisseurs et des sous-traitants avec lesquels la société mène une démarche de dialogue structurée ».

Des constructions conformes aux normes internationales

  • La construction d’infrastructures conformes aux normes internationales. Chaque projet voit 10% de son budget affecté à l’environnement, à l’exception des équipements de manutention. Bolloré Ports s’engage au respect des normes environnementales locales. Il s’engage à l’utilisation de matériaux d’origine naturelle ou recyclés. Olivier de Noray, directeur général en charge des concessions portuaires assure que ce label « va permettre d’accélérer nos chantiers de transition énergétique. Cette démarche va renforcer nos investissements dans les plateformes digitalisées collaboratives, le désengorgement des villes portuaires et l’amélioration de la desserte des territoires enclavés »
  • Investir dans des équipements respectueux de l’environnement. Des premiers pas ont été réalisés dans ce sens avec l’acquisition de portiques de quai électriques, de RTG électriques mais aussi des navettes de bus électriques au Congo, voire des tracteurs portuaires électriques.

S’engager dans la transformation digitale

  • Le développement de la transformation digitale. Dans certains terminaux opérés par Bolloré Ports, la mise en place de la digitalisation et la dématérialisation des documents évite d’engorger les ports et de réduire la pollution générée par l’attente des engins routiers.
  • Une stratégie en faveur de l’économie circulaire. Les premiers investissements dans des équipements pour le recyclage ont eu lieu. Bolloré Ports s’est aussi entouré de prestataires pour collecter, valoriser et recycler les déchets produits par les différents usagers du port (armateurs, opérateurs…). Les premiers résultats sont au rendez-vous avec la diminution de 7% des déchets dangereux entre 2019 et 2020.
  • Le contrôle de l’eau et de l’air en préservant la biodiversité. L’eau est devenue une ressource rare dans certains pays. L’implantation de Bolloré Ports en Afrique et en Asie, des lieux de rareté de la ressource, l’amène à entreprendre une gestion fine de l’eau pour « la promotion d’une logistique écoresponsable ». Les plans de gestion d’eau s’appuient des dispositifs spécifiques permettant un suivi continu des variations du débit afin d’identifier les éventuelles fuites et des systèmes de gestion performants pour maîtriser la consommation d’eau. Quant à la biodiversité, le groupe fait appel à des organisations indépendantes pour mener des études d’impact. Ainsi, au Timor-Leste, le groupe a fait réaliser des études pendant un an avant d’entamer la construction du nouveau port.
  • La formation des collaborateurs aux bonne pratiques. Le groupe a mis en place une formation des collaborateurs de tous niveaux pour les sensibiliser aux pratiques environnementales dans le cadre de leur métier mais aussi pour « éveiller leur conscience aux enjeux environnementaux actuels ».

Analyser l’empreinte carbone de chaque poste

L’empreinte carbone des terminaux du groupe est passée à la loupe. Chaque poste émetteur de gaz à effet de serre est analysé pour ensuite faire l’objet de propositions pour une amélioration. De plus, assure Bolloré Ports, un programme de compensation de son empreinte carbone a été mis en place avec la société EcoAct.

Des bâtiments certifiés à Tema

Du côté des bâtiments, un premier exemple est sorti de terre sur le port de Tema, au Ghana. En effet, l’atelier mécanique est le premier bâtiment industriel à avoir reçu une certification Edge (Excellence in Design for Greater Efficiencies). Il est prévu que le futur terminal à conteneurs du port d’Abidjan ainsi que le port de Tibar Bay au Timore-Leste suive ce mouvement.