Centrafrique : redonner à l’Oubangui sa vocation logistique

Dans sa politique de sécurisation des approvisionnements, le gouvernement de Centrafrique a investi dans une drague pour une navigabilité permanente du fleuve.

Confluent du fleuve Congo, l’Oubangui offre à la République Centrafricaine une alternative fluviale vers le port de Pointe Noire. Actuellement, le fleuve n’est navigable que pendant certaines saisons en raison de son ensablement périodique.

Rendre le potentiel fluvial du fleuve

Pour rendre son potentiel fluvial au fleuve, le gouvernement de Centrafrique. Décidé d’investir dans une nouvelle drague, indique un article de RFI. Selon les services du premier ministre, l’investissement dans cette drague représente 1,6 MdFCFA, soit 2,5M€.

Un double objectif assigné à cette drague

En investissant dans cette drague, le gouvernement centrafricain se donne les moyens de ses ambitions. En effet, jusqu’à présent, la drague pour désensabler le fleuve était basée au Congo Brazzaville. Elle permettait d’assurer un service pour l’ensemble du fleuve mais ne pouvait répondre à toutes les demandes.

« La drague a été acquise pour deux objectifs : améliorer la station du captage d’eau de la Sodeca pour permettre vraiment une bonne distribution de l’eau potable dans la ville ; et améliorer les endroits où on a souvent des obstacles aux environs de Bangui », a déclaré le ministre des Transports, Gontran Djono Ahaba à RFI.

Ne plus dépendre du seul corridor Bangui-Douala

La relance du transport fluvial entre le port de Pointe Noire et Bangui présente l’avantage de pouvoir acheminer des produits de façon plus sécurisée. En effet, pays sans littoral, la République de Centrafrique dispose d’un corridor routier vers le port de Douala. Cependant, celui-ci a été l’objet de nombreuses interruptions pendant le conflit. Pour sécuriser ses approvisionnements, le gouvernement souhaite se donner de nouvelles alternatives de transport.

Booster l’économie et améliorer les recettes du pays

« Aujourd’hui, pour nous, le transport par voie d’eau est une alternative qui est vraiment importante pour le pays. C’est vrai qu’on a le corridor Douala-Bangui qui pose souvent des difficultés. Donc pour nous, je pense que c’est un objectif qui est fixé par le gouvernement, par le président de la République pour essayer de booster l’économie. Ça permettra au pays d’améliorer les recettes et de contribuer aussi à la baisse des produits, matériels de construction et autres », a ajouté le ministre.

Bolloré a déjà réalisé des trafics sur le Congo

Déjà, au mois de mai, le groupe Bolloré a lancé une initiative en faveur du développement du fluvial sur le Congo. Le groupe français a assuré la livraison de conteneurs entre le port de Kinshasa et celui de Mapangu, sur une distance de 800 km. Cette opération a été couronnée de succès puisque la barge a chargé des boîtes tant à la montée qu’à la descente.