DP World prend la concession du terminal polyvalent du port de Luanda

L’appétit africain du manutentionnaire de Dubaï n’en finit pas de grandir. Après la signature en décembre pour le futur terminal de Dakar, DP World a signé la concession du terminal polyvalent de Luanda.

DP World confirme en ce début d’année ses intentions vis-à-vis de l’Afrique. Déjà présent sur la côte orientale du continent, le groupe de Dubaï a signé le 25 janvier une concession pour 20 ans pour le terminal polyvalent de Luanda. Le contrat prévoit notamment une enveloppe de 190M$ sur les 20 ans de la concession.

Après Dakar, Luanda

En posant son premier pied en Angola, DP World étend son réseau sur le range Nouackchott-Luanda. Certes, il ne s’agit pas du terminal à conteneurs de Luanda, dont la concession est revenue à APM Terminals, mais en s’installant à ses côtés, DP World pourrait devenir un concurrent potentiel lors du renouvellement de cette concession en 2027.

Cinq postulants pour un vainqueur

Le match a été serré pour remporter ce terminal polyvalent. Face au groupe de Dubaï, plusieurs grands noms de la manutention ont postulé à cette concession. Outre DP World, les groupes Ictsi, Terminal Link, Shipping Agency Services et Sifax étaient sur les rangs. Le président du comité d’évaluation de l’appel d’offres, Joao Fernandes, a rappelé que les membres de ce comité ont retenu plusieurs critères dont la rémunération des concédants et des aspects techniques. « L’offre de DP World a été choisie parce qu’elle répond le mieux à l’intérêt public », a continué le fonctionnaire. La rémunération que DP World reversera à l’autorité portuaire est estimée à environ 440M$.

Une page se tourne

La concession du terminal polyvalent du port de Luanda permet au gouvernement de tourner la page de l’ancien gouvernement. La mise en concession de ce terminal est intervenue en juillet 2019 lorsque le gouvernement de Luanda a décidé de résilier son accord avec le précédent concessionnaire, Soportos – Transporte e Descarga. Cette société était jugée trop proche de l’ancien président de la République d’Angola, José Eduardo dos Santos.