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Port autonome de Papeete : en 2025, le port stabilise ses trafics

Avec 1 447 188 t, le Port autonome de Papeete termine l’année avec un retrait de 0,8%. Les trafics liés au commerce perdent 1%.

En 2025, l’activité du Port autonome de Papeete fait un palier. Avec 1 447 188 t, le port de Tahiti stabilise son trafic. Une année de stabilité après la croissance de 2,8% en 2024. Le trafic est porté par le commerce. Avec 1 4332 495 t, les activités liées au commerce emportent 99% du trafic global. La pêche pèse 1% à 14 693 t. Cependant, cette activité progresse de 18,7% à 14 693 t. Ces volumes compensent les reculs du commerce.

Le commerce international : une baisse de 2%

Le principal courant du port tahitien revient au commerce international. Le trafic total a connu une progression constante (+4 % puis 12 %), culminant à 1 018 604 t en 2022. Après une baisse significative de 7 % en 2023, le port retrouve des couleurs en 2024 (7 %). Il accuse le coup en 2025 avec une nouvelle baisse de 2% à 983 201 t. Ces volumes restent déséquilibrés. Les entrées perdent 2% à 966 360 t. Les exportations sont stables à 16 841 t.

Les vracs liquides s’améliorent

Le secteur des vracs liquides affiche une croissance globale de 2 % sur la période, atteignant 423 209 t. Une augmentation qui tient aux trafics d’essence sans plomb et de kérosène. Deux courants qui progressent. Le premier améliore son score de 9% et le second augmente de 15%. Pour leur part, le gazole et le fuel, principaux vecteurs des liquides, se réduisent de 2% à 256 243 t. Le gaz perd 11% à 8 702 t. La Polynésie reste donc dépendante des hydrocarbures essentiellement pour le transport. D’autre part, l’apport des énergies renouvelables permet de réduire le recours aux énergies fossiles pour la production électrique. La Polynésie affiche un mix énergétique avec 45% d’énergies renouvelables.

Les solides passent du vrac au conteneur

Les vracs solides s’établissent à 109 991 t en 2025. L’île polynésienne voit donc son trafic perdre 12%. Pour la direction du port, « le recul des vracs ne correspond pas à une baisse structurelle des flux, mais à une modification du mode de transport. » En effet, la principale composante des vracs solides reste les matériaux de construction. Or, les approvisionnements de Tahiti basculent progressivement d’un acheminement en vrac vers la conteneurisation. Ainsi, il s’agit d’un report statistique vers la filière conteneurisée.

Conteneurs : une hausse de 5,8%

Le trafic conteneurs progresse de 5,8% à 84 062 EVP. Après un pic historique en 2022 à 84 772 EVP et un net coup de frein en 2023, l’activité reprend une croissance timide mais constante. Les entrées de conteneurs pleins sont en retrait de 2% à 40 170 EVP. Dans le même temps, les embarquements de conteneurs vides augmentent de 2% à 39 729 EVP. Les exportations de boîtes pleines reculent de 11% à 1 881 EVP. Enfin, il convient de noter la hausse importante de conteneurs vides débarqués dans l’île. Avec 1 742 EVP, cette catégorie augmente de 330%. Enfin, le roulier se stabilise. Il réalise un volume de 14 240 t, soit une progression de 1%.

Le cabotage totalise 318 134 t

L’activité du port de commerce de Papeete intègre aussi le cabotage local, hors la desserte de Moorea. Au global, le Port autonome de Papeete voit le nombre d’escales de ces navires progresser chaque année. Ainsi, en 2025, le port dénombre 990 escales pour le cabotage, soit 12% de plus que l’année précédente. Et la direction rappelle que sur les cinq dernières années, le nombre d’escales a augmenté de 57%. Ce trafic mêle fret et passagers. Du côté du fret, le port a traité 318 134 t. Un volume en hausse de 2,6% par rapport à 2024. Il comprend des hydrocarbures. Avec 83 850 t en 2025, ils améliorent leur tenue de 2,4%. Quant aux marchandises hors hydrocarbures, elles enregistrent un pic en 2025 à 234 284 t.

Liaisons avec Uturoa : la stabilité des hydrocarbures

Les liaisons avec le port d’Uturoa, port situé dans les Îles Sous le Vent, voient leur trafic se contracter de 11,9% à 61 697 t. Les flux hors hydrocarbures affichent une baisse de 14,9% à 46 870t. Cependant, cette diminution est analysée comme un retour à un niveau en adéquation par rapport aux années antérieures. En effet, en 2024, les flux avec Uturoa ont enregistré une progression importante. Quant aux hydrocarbures, ils sont stables. Ils évoluent, depuis quelques années, dans la tranche des 14 000 t. Ils ont totalisé 14 827 t en 2025.

Le bornage retrouve des couleurs

Enfin, le trafic traité avec Moorea, rangé sous le nom de bornage, affiche une progression de 2% à 131 160 t. Ainsi, après la baisse de 13% en 2024, ce courant retrouve des couleurs sans atteindre son niveau de 2023 de 148 132 t. Les liaisons avec Moorea intègrent un flux roulier important. En 2025, le port note « un pic historique pour les voitures et les poids lourds. Cela signifie une augmentation globale de l’activité de transport. »