Pétrole : l’Irak continue ses exportations de pétrole malgré les tensions dans le détroit d’Ormuz
La production pétrolière de l’Irak se maintien malgré les tensions dans le détroit d’Ormuz. Le porte-parole du ministre irakien du pétrole, Salim al-Rikabi, affirme l’étude de routes alternatives par l’Égypte.
L’agence de presse yéménite Saba rapporte une progression des exportations de pétrole pendant le mois d’août. Depuis le début du conflit entre les États-Unis et l’Iran, le pétrole irakien subi les effets du blocage du détroit d’Ormuz. Cependant, le ministère irakien du Pétrole annonce une hausse des exportations en août. Elles ont atteint 70 M barils. « Un niveau jamais atteint depuis le début de la guerre Iran-Américaine et la crise du détroit d’Ormuz », souligne l’agence de presse.
Une production pétrolière en hausse
Des flux qui coïncident avec une production pétrolière en nette progression. Elle se situe aux environs de 3 Mb/j. Et, continue Saba, le ministère du pétrole irakien annonce un plan d’exportation par voie maritime en dehors du détroit d’Ormuz. Le porte-parole du ministère assure que « l’Irak s’oriente, dans le cadre de ses plans stratégiques, vers l’exportation de son pétrole brut par voie maritime en dehors du détroit d’Ormuz ». Une stratégie qui étudie la possibilité de passer par l’Égypte.
Le stockage en Égypte
En effet, Ecofin note que l’Irak regarde la possibilité de stocker une partie de sa production pétrolière en Égypte. « Le projet s’inscrit dans un dispositif qui pourrait, à terme, relier le sud de l’Irak à la Méditerranée via la Jordanie et le nord-est de l’Égypte. Le porte-parole a indiqué que Bagdad examinait plusieurs propositions de participation à des projets de raffineries et de stockage hors d’Irak. L’Égypte, Oman et Singapour figurent parmi les destinations étudiées, le gouvernement devant encore sélectionner les options à retenir », indique Ecofin.
Une alternative pas encore opérationnelle
Cependant, continue Ecofin, « la piste égyptienne repose sur plusieurs étapes d’infrastructure. Selon le schéma actuellement étudié, le brut pourrait être acheminé via le futur corridor Bassora-Haditha jusqu’au port jordanien d’Aqaba, avant un éventuel prolongement vers Al-Arish, dans le nord-est du Sinaï. Le stockage en Égypte ne constitue donc pas encore une solution opérationnelle pour les exportations irakiennes. »
L’Irak vend son pétrole mais ne transporte pas
Début août, le ministère irakien du pétrole a confirmé sa position sur le marché international. Dans une dépêche de l’agence Saba, il souligne que le pays vend son pétrole rendu au port. « Le ministère continue de vendre du pétrole brut selon le mécanisme du “prêt à l’emploi” ». Il précise qu’ « après avoir quitté le port, les navires traversent le détroit d’Ormuz. Le ministère n’est pas responsable de leurs itinéraires ni de l’obtention des autorisations nécessaires ». Enfin, le ministère rappelle ne pas être propriétaire des navires. « Il n’a aucun contrôle sur leurs déplacements après leur départ du port. »

