AGPAOC : la digitalisation au cœur de la réunion annuelle

L’Assemblée générale des ports d’Afrique de l’Ouest et du centre (AGPAOC) tiendra sa réunion annuelle du 29 novembre au 3 décembre à Douala. Elle aura pour thème, le port digitalisé comme modèle d’efficacité portuaire.

Après avoir été réalisée en format digitale, la réunion annuelle de l’AGPAOC revient à sa forme originelle en présentielle. Prévue originalement à Luanda, cette réunion se tiendra finalement dans la cité portuaire camerounaise de Douala dans un format hybride, en présentiel et en digital.

Accélérer la digitalisation

Cette année, le thème de cette réunion portera sur la digitalisation portuaire. Le choix de ce sujet fait suite à la publication d’un rapport réalisé en janvier par l’IAPH et la Banque mondiale sur la nécessité d’accélérer la digitalisation dans les ports. Pour atteindre l’objectif de cette digitalisation, plusieurs organisations internationales, au premier rang desquelles l’OMI, ont proposé des actions concrètes à mettre en œuvre entre États, opérateurs de la chaîne logistique et autorités portuaires.

Situation moins avancée en Afrique

Ce chemin vers la digitalisation n’a pas été aussi facile pour chaque État. Certains ports, à l’image de Rotterdam, Singapour ou encore Haropa et le GPM de Marseille-Fos, ont avancé rapidement. Du côté africain la situation est plus compliquée. « Les ports africains connaissent encore de nombreuses difficultés dans le cadre de leur arrimage aux standards internationaux », indique Jean-Marie Koffi, délégué général de l’AGPAOC.

En finir avec la gestion manuelle des procédures

Le retard n’est pas insurmontable. En effet, les premières étapes de cette révolution digitale ont été franchies. La mise en place de solutions informatiques de dématérialisation de certaines procédures administratives sont installées. Le résultat reste encore perfectible. Dans sa présentation, l’AGPAOC indique que sur les « 24 autorités portuaires que composent l’AGPAOC, seules trois ou quatre sont dotées d’un système de gestion informatisée des processus.  Plusieurs ports ont tenté sans succès de réaliser ce type de projets ou sont en voie de le faire. Il faut également relever que cette minorité de ports outillés de système d’information portuaire, présente des limites considérables au regard des standards internationaux et de leurs fonctionnements. La plupart des autres ports sont toujours au niveau de la gestion manuelle des processus et des traitements des données statistiques. »

Converger vers les standards internationaux

Alors, pour s’aligner sur les standards internationaux, l’AGPAOC s’interroge sur la façon de faire converger les ports de la région vers les ports de référence en matière de digitalisation de l’ensemble de nos activités métiers. Un des facteurs clés de la réussite porte sur une double volonté : la mutualisation des moyens et une volonté politique.

En organisant sa réunion annuelle sur ce sujet, les autorités portuaires de l’AGPAOC veulent chercher ensemble les moyens de forcer la marche vers la digitalisation. Pour la présidence de l’AGPAOC, cette tendance a un impact positif sur la gestion, la gouvernance et la compétitivité des plates-formes portuaires.

Personnalités politiques et économiques se succèderont

Au cours de la semaine du 29 novembre, plusieurs sessions seront organisées regroupant des personnalités politiques et économiques de la logistique portuaire africaine. Ainsi, l’ouverture de cette réunion annuelle sera prononcée par Cyrus Ngo’o, directeur général du Port de Douala, Michael Luguje, directeur général de la Ghana Ports & Harbours Authority et président de l’AGPAOC. Le ministre des Transports du Cameroun et des interventions d’associations internationales portuaires clôtureront cette session d’introduction. Les trois sessions qui se dérouleront au cours de la semaine seront consacrées à l’état des lieux de la digitalisation, les enjeux de l’accélération de la digitalisation, et, enfin, la mise en œuvre des recommandations internationales en matière de cyber sécurité portuaire.