Isemar : dans le range nord, le privé n’est jamais associé à la gouvernance portuaire

Dans sa dernière note de synthèse, Isemar dresse un panorama des différentes gouvernances des ports. De Hambourg au Havre, les modalités de gouvernance des ports changent mais, le privé n’est jamais au cœur des décisions.

Comme une réponse cachée aux revendications des Unions maritimes et portuaires, Isemar a dressé un panorama des différentes gouvernances portuaires sur le range nord européen. De Hambourg au Havre, chaque port a hérité de son histoire pour devenir aujourd’hui, soit un port national, soit un port communal soit un port hybride.

Seul Brême laisse une place au privé

Le constat d’Isemar est sans appel. Des ports de Brême à Bruges en passant par celu Rotterdam et Anvers, seul le port de Brême dispose de deux personnalités du monde économique dans ses organes de décision. « Ce qui est frappant c’est la non-représentation du tissu portuaire dans les conseils de gouvernance », indique Paul Touret, directeur de l’Isemar dans la note de synthèse.

Performance portuaire et géographie

« En France, il paraît intelligent d’inclure les présidents des unions maritimes dans les conseils de surveillance. Cela existait dans les conseils d’administration des Ports autonomes et, à titre de comparaison, c’est le cas dans les ports espagnols », continue la note de synthèse. Sans trancher, Paul Touret rappelle que la performance portuaire est commandée par la géographie et la maîtrise de l’espace.

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